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Ma revue de cinéma n°96

Mardi 6 Janvier 2009, 21:27 GMT+2Par PrincecranoirCet article a été lu 2154 fois
hunger, Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street, Au coeur de la nuit, Ladykillers (Coen), Qu'est-il arrivé à tante Alice, Wallace et Gromit dans un sacré pétrin, dikkenek, diamants sur canapé

 
Il faut avoir le cœur et les boyaux bien accrochés pour s'engager dans la contemplation du martyr de Bobby Sands dans « Hunger » selon Steve MacQueen. Les images sont terribles, les scènes aux limites du soutenable. Remarqué et récompensé à Cannes, le film développe une double approche de son sujet. Plastique d'une part, de par le parcours artistique de MacQueen. Le soin porté  à l'image, son esthétique dérangeante et transgressive, ses choix méticuleux de mise en scène nous ramène aux œuvres de mouvements artistiques, qui en leur temps, furent sujets à polémique, du moins à controverse. En effet, la manière dont le réalisateur traite le corps évoque à la fois les performances de Michel Journiac et sa célèbre « messe pour un corps » dans laquelle il constituait avec son propre sang un boudin destiné à être consommé par le public, mais aussi Gina Pane et ses auto-mutilations corporelles. Dans le même élan teinté de christianisme charognard, MacQueen nous invite à nous repaître de la déchéance d'un être dont l'acte est lui totalement dénué d'intention artistique, mais dirigé dans la seule voie politique. Ainsi, avec Bobby Sands (forcément extraordinaire Michael Fassbender), entré dans l'IRA au lendemain du « Bloody Sunday » (voir revue n°82), comme le dit lui-même le réalisateur « le corps devient champ de bataille ». Mais la voie ultime de la grève de la faim mortifère, est précédée d'une suite d'actes déterminant ce choix. Le film s'articule donc en trois parties (une sorte de trinité) : durant la première les détenus de l'IRA, dont l'insoumission carcérale n'a pour but initial que leur reconnaissance en tant que prisonniers politiques (et dont la revendication de pouvoir porter leur propres vêtements et pas ceux des détenus de droit commun), se mue en un combat fanatique contre le système répressif anglais commandé par la voix off de Maggie Thatcher, bourreau extra-diégétique. Ses mots résonnent comme une réplique abjecte et insensible au combat mené par les détenus républicains. Les hommes refusent donc d'abord toute forme de conformisme en subissant les agressions des forces extérieurs dans un déluge de scènes d'une violence rare : matraquage de corps nus insoumis, une guerre des déjections dans laquelle les détenus urinent sous les portes des cellules et étalent leurs excréments sur les murs (le Dirty Protest). Mac Queen s'arrête un instant sur un mur où on contemple une étrange spirale faite de matière fécale. Derrière ce mur, justement, MacQueen fait vœux de ne pas céder à la tentation du manichéisme en proposant dès l'ouverture, un portrait synthétique de gardien, qui lui même souffre dans sa propre chair des suites de cette lutte à laquelle l'Etat lui demande prendre part. Un autre, un peu plus loin craque devant les sévices infligés aux prisonniers. Doit-on le comprendre comme un simple aveu d'humanité ou bien comme une forme d'empathie pour le combat face à lui mené. Peu de mots, des plans longs, souvent fixes, offrent matière à réflexion. Puis, lorsque l'insurrection des êtres ne suffit plus, le moment vient de s'engager dans une lutte encore plus douloureuse, celle de l'insurrection des corps. Avant cela, Bobby Sands doit franchir la barrière du doute, moral et religieux. Steve MacQueen imagine donc un face à face entre l'homme et son confesseur, un redoutable théologien chevronné. S'ensuit alors une discussion à bâton rompue de plus de dix-sept minutes en plan fixe durant laquelle, imperceptiblement, contre les arguments féroces de l'homme de foi qui se tient devant lui, Sands surmonte l'épreuve comme le Christ sur la montagne devant les tentations de Satan. Il est alors prêt à entamer son agonie christique, son combat le plus dur, celui qui l'oppose à son propre corps qui refuse les résolutions de la volonté. Mais quand la douleur n'est plus le fait du monde extérieur mais de l'intérieur, MacQueen n'est plus dans le discours politique (car il n'y a plus de dialogue, donc de compromis possible) il est dans la contemplation d'un corps dévasté par son combat, dans l'art pur. Comme pour chaque film engagé, d'autant plus qu'il opte pour une position aussi extrême que celle-ci, entre formalisme et idéologie, le choix reste discutable. Ce qui est incontestable cependant, c'est la puissance de ce film qui, si même il ne vous convainc pas, parvient tout de même à vous couper l'appétit.
A bien y repenser, un conte aussi macabre que « Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street » (voir aussi revue spéciale 2008) a certainement rendu Tim Burton à Demy fou. Un marin (bien plus marrant que tous les forains réunis) en pince pour une jeune demoiselle (née sous le signe des gémeaux ?) orpheline et recluse, tandis que son ami le barbier, associé à une industrieuse cuisinière éprise, offre aux gueux de Londres l'occasion de faire bombance et manger gras à bon prix. Les bourgeois du quartier numérotent leurs abattis avant de passer à la casserole, généreusement arrosés de jus de framboise. La recette, dont elle garde le secret, vous ne la trouverez pas dans vos grimoires à la page du moelleux cake d'amour, c'est une tourte bien plus... croquante. Pendant ce temps, Johnny Depp rase gratis, égorge sans supplément, et vous conduit droit dans une malle (prêtée par monsieur Dutrouz, l'ami de pépé ?), en chansons s'il vous plait. Les images sont aussi lugubres, les décors aussi gris, les visages aussi hâves que les robes rutilent, les tentures chatoient et le ciel bleuoit dans la « Peau d'Ane » revue et colorée grâce à l'imagination fertile de Jacquot le Nantais. Burton, Demy, ces deux-là ont la fable facile, la morale saignante, et apportent un soin particulier à l'exécution. C'est bien simple, de peur d'avoir lui-aussi à rendre des contes, il paraît même que Barbe Bleue évite les commerces de Fleet Street.
L'épouvante à l'anglaise trouve sa source bien avant les fumigènes colorés des Studios Hammer, dans l'antre des plateaux de la société Ealing où l'on tourna « Au cœur de la nuit ». Ancêtre des films fantastiques à sketches (les très britishs « omnibus » dont j'ai déjà évoqué les qualités inégales de certains d'entre eux dans les revues 52 pour « Asylum » et 31 pour « le jardin des tortures »), il est sans doute un des meilleurs au point que Luis Bunuel le considérait comme un de ses films préférés. Fasciné par le lien étroit qui unit le surnaturel onirique et la psychanalyse (ce qui donnera d'ailleurs naissance à la science parapsychologique), on comprend tout à fait ce qui dut fasciner le compagnon de Dali, maître du surréalisme espagnol. Tout commence d'ailleurs par un phénomène connu de tous, celui de la paramnésie qui se traduit par une situation ou une vision qui nous semble familière, déjà vécue ou déjà-vue. C'est le trouble qui étreint le pauvre monsieur Craig, architecte de son état venu donner son avis dans un cottage où il n'a jamais mis les pieds mais dont il connaît chacun des résidents sans jamais les avoir rencontré auparavant. Une telle prescience n'aurait aucune conséquence particulièrement inquiétante si elle ne s'accompagnait d'un avertissement préalable à l'imminence de la mort. Suite aux confidences déconcertantes de monsieur Craig, chacun des protagonistes présents ira de sa petite anecdote étrange, parfois légère et croquignolette (l'histoire des deux golfeurs signée Charles Crichton) ou bien réellement terrifiante (le récit du miroir ou du ventriloque), immanquablement passée au crible de la critique rationnelle d'un psy présent parmi les invités. Sur le mode des récits gigognes, la mise en abyme nous égare volontairement jusqu'à une apothéose cauchemardesque transcendée par les stridences composées par Georges Auric. Gérard Lenne, dans ses « histoires du cinéma fantastique » a raison de qualifier ce petit chef-d'œuvre de « diamant miraculeux ». Il l'est non seulement par l'efficacité frissonnante de ses historiettes aux reflets psychanalytiques, mais aussi par son incroyable homogénéité. Car il faut rappeler que ce film est le produit d'un travail collectif dans lequel plusieurs metteurs en scène (Cavalcanti, Hamer, Crichton, Dearden) ont projeté à l'écran une part sans doute de leurs angoisses, dans une communion osmotique. Si on pense souvent (il même cité par une jeune fille dans le film) aux échappées oniriques de Lewis Carrol, le réalisme des faits relatés tient avant tout à l'imagination fiévreuse des scénaristes Baines et MacPhail ou bien de celle des maîtres du fantastique comme Benson ou Wells. La plupart des blasons de l'épouvante (comme dirait Leutrat) sont ici convoqués : les vieux greniers hantés, fantômes cherchant réparation ou miroir vers une autre réalité. C'est dans ce dernier segment, et celui du dédoublement de la personnalité, que résident la substance la plus abyssale. Quand le miroir ne reflète pas ce qu'il devrait mais recèle l'image d'un drame d'un autre temps vers lequel celui qui se mire se sent irrémédiablement attiré, c'est l'angoisse de la démence qui fait surface. Film séminal s'il en est (le film de Bob Clark « Dead of night » reprendra son titre sans en conserver l'argument, voir revue n°89), « Au cœur de la nuit » n'est pas sans cultiver certaines analogies avec la « Twilight zone » de Rod Serling (qui reprendra le format d'histoires courtes, le fil rouge scénaristique en forme de ruban de Möbius et réutilisera l'histoire de la marionnette) ou même plus récemment « Mirrors » d'Alexandre Aja (voir revue n°79) et ses visions aberrantes à travers le miroir.
Dans les années 50, les studios Ealing se sont fendus d'un certains nombre de comédies remarquées, parmi lesquelles un désormais poussiéreux « Tueurs de dames » que les frères Coen se sont mis en tête de transposer sur des airs de Gospel du delta tout en conservant le titre original « Ladykillers ». C'est peut-être le sempiternel appât du gain (celui du scenar ou celui de leur fiche de paie), qui incita les deux frangins à tenter l'aventure hasardeuse de ce remake. En guise de produit d'appel, c'est Tom Hanks qui reprend le rôle autrefois interprété par Alec Guiness, gentleman précieux et cultivé rappelant furieusement les haussements de sourcils de ce cher Vincent Price (et sa passion pour Edgar Poe). Face à lui, Irma P. Hall compose un personnage de black mamma au caractère en acier trempé avec la foi en bandoulière, pas piqué des hannetons. Mis en à part ça (et la photo de Roger Deakins tout de même soignée), rien d'autre à sauver d'un désastre dont les vannes et autres ressorts comiques s'enlisent inexorablement des les vases du Mississippi. Difficile de dénicher avec un maximum de complaisance un entrefilet d'idée désopilante (un bouche à bouche entre JK Simmons et un chien ?). En être réduit à aller chercher des gags au fond des toilettes d'un bateau à aube ! Tout de même ! Les frères Coen nous avaient habitués à mieux ! Mais où est passé la satire féroce des passions humaines les plus viles ? Certainement derrière la galerie de personnages gargouillesques (voir le plan d'ouverture avec les corbeaux) beaucoup trop grotesques pour être raccrochés à la réalité. « Ladykillers » est une pochade poussive et inutile. Sans aucun doute le pire des Coen.
Après les tueurs de dames, une tueuse de bonnes. On peut se demander ce qui est arrivé à Robert Aldrich pour qu'il ne mette pas en scène "Qu'est-il arrivé à Tante Alice ?" Réalisé pour le compte de sa compagnie mais destiné au marché de la télévision, ce sont donc deux familiers du genre qui s'y collent : Lee H. Katzin et Bernard Girard (non crédité au générique d'ailleurs). Adapté d'un roman de Ursula Curtiss, la fameuse tante, gouvernante de métier, entre au service d'une autre tante, bien moins recommandable tandis qu'une troisième, plus jeune, choisit de s'installer dans la bicoque d'à côté. Sur cette base au développement parfois singulier, le scénariste imagine une histoire de vieille rombière désargentée tueuse de bonnes. Une matière suffisante pour alimenter un bon téléfilm si ce n'était quelques choix de montage particulièrement absurdes. Des ellipses improbables perturbent sans cesse la cohérence temporelle (les scènes de jour et de nuit entrent sans cesse en collision sans aucune logique) et certains ressorts à suspens (l'histoire des godasses sous le fauteuil par exemple ou l'inutile perruque) sont purement artificiels. L'ensemble se concentre à juste titre sur le tandem des deux actrices dévouées à leur rôle, Ruth Gordon et Geraldine Page (qui tentent de reproduire avec moins de prestige le duo de « Chut, chut, chère Charlotte » Bette Davis / Joan Crawford) mais néglige complètement les seconds rôles qui semblent d'abord surgir de nulle part et limités à de simples apparitions figuratives (en particulier le neveu de la maîtresse de maison et sa poule). Format 4/3 de rigueur, et mise en scène entre Colombo et Arabesque, rien de bien folichon donc, la copie ne rendant même pas hommage au travail d'éclairage de Joseph Biroc (chef op de la coterie Aldrich). Le gros Bob, en pleine banqueroute, pensait peut-être récupérer, pour renflouer son affaire, quelques dollars en faisant fructifier un genre dont il est l'inventeur, ce que Michel Maheo nomme astucieusement « l'horreur gérontologique ». Grâce à ce téléfilm dont le titre un brin racoleur lorgne sans vergogne sur son succès du début de la décennie « Qu'est-il arrivé à baby Jane ? », il pensait sans doute renouer également avec le milieu de la télé pour laquelle il offrit quelques pilotes remarqués. Fichu n'importe comment, je doute qu'il en ait tiré grand chose (il mettra d'ailleurs la clé sous la porte du studio quelques temps après), même pas de quoi le mettre au clou... chez ma tante.
Wallace et Gromit sont dans « un sacré pétrin », toujours aussi bien animés par Nick Park et les studios Aardman. A chaque épisode, ils s'essaient à un nouveau métier. Dans leurs dernières mésaventures les voici boulangers. Mais la répartition inégale des tâches se fait toujours dans le même sens : Wallace à l'ingénierie, Gromit aux fourneaux. Au cours de leur tournée, les deux héros de plasticine vont avoir maille à partir avec une dangereuse céréale killeuse prête à tout pour ajouter une toque à sa collection. On ne cessera jamais de répéter que le format court convient bien mieux aux aventures des deux mascottes britishs qu'un trop long développement, si brillant et soigné soit-il (cf « le lapin-garou » revue n°28). L'amour du détail miniature reste ici de mise, ainsi qu'un savant découpage de l'action aux effets et rebondissements multiples. Si l'ensemble de ce « sacré pétrin » ne manque pas de ressort, comme d'habitude, il ne manque pas non plus de références : les citations vont bon train, de « Top Gun » (ici changé en « top bun ») à « Ghost » (et la scène de la poterie) en passant par « Aliens », c'est bien sûr et avant tout chez Hitchcock que l'essentiel de l'intrigue va chercher l'inspiration. L'ombre glaçante du maître du suspens plane sans cesse au-dessus de la demeure de cet homme si bête et de son futé animal, conservant intacte sa causticité britannique. Bien loin d'en être réduit à pédaler dans la farine, Nick Park montre une fois encore qu'il reste indubitablement le plus grand pétrisseur d'une pâte très bien modelée.
Insatisfaits des ch'tis, si vous cherchez à percer le secret de la fricadelle, allez donc en causer avec le « dikkenek » de Olivier Van Hoofstadt. Allergiques à l'accent belge, passez votre chemin. Ici, la tête de con en chef, Jean-Claude dit JC est un Poelevoorde puissance dix, un beauf brabançon des plus gratinés. Hoofstadt est pourtant un enfant du pays mais il a la dent dure vis à vis de ses compatriotes, qu'ils soient petits trafiquants teigneux, photographes pervers et zoophiles, ou nouveaux riches répugnants et machos. Une allusion au racisme endémique, une autre à peine voilée à Dutroux, et même un speech dissuasif de l'usage du téléphone portable dans les salles de cinéma, le scénario enfile les sketches plus ou moins drôles, souvent percutant et truculents, sur une trame plus ou moins aléatoire. S'y croisent et s'y bousculent, plus ou moins violemment, une galerie de portraits pas piqués des hannetons. Jérémie Rénier se fait corriger vertement, Dominique Pinon, plus timide, cherche l'âme sœur, Marion Cotillard est une maîtresse d'école sadique, Florence Foresti une commissaire qui aime parler de sa femme et Mélanie Laurent une post ado pas farouche devant les photographes. Drôle de casting pourtant, avec son chapelet de petites françaises (pas mauvaises) là où le meilleur tient surtout du maniement fleuri du phrasé wallon. Exalté par son festival de gags folkloriques, Hoofstadt semble bien décontenancé lorsque vient le moment de terminer son film. L'enthousiasme réellement présent s'effondre comme un soufflet dès lors que Stef donne son premier baiser à Nadine. Heureusement, les meilleurs blagues sont toujours les plus courtes, et le générique de fin, au son du rock'n'roll furieux des régionaux de l'étape Ghinzu, vient mettre un terme à ce concentré de belgitude, dont l'accent vient ensuite contaminer toutes les conversations.
Comment pourrait-on refuser des « diamants sur canapé » concoctés et servis par Blake Edwards sur une recette imaginée par Truman Capote ? La garniture en prime est offerte par la divine Audrey Hepburn, une inconséquente Holly aux yeux de biche. Vincimus, dans une revue précédente, avait déjà dit tout le bien qu'il pensait de cette comédie romantique (c'est vrai que George Peppard est l'homme au gimmick fétiche du Vincimus : « j'adore qu'un plan se déroule sans accroc !»). J'ajoute mon assentiment à ce point de vue. Faire un film sur une fille qui a le don d'apprivoiser un voisin Japonais irascible et faire chavirer en un clin d'œil le cœur des hommes, fortunés de préférence, qu'ils soient hommes d'affaire riches à millions, scélérat de la pègre New-Yorkaise ou simple joaillier chez Tiffany's, voilà bien une idée à la Capote. Toujours féroce à l'égard de ses contemporains, l'écrivain donne au jeune Edwards (il était jeune à l'époque, il n'avait même pas inventé un autre diamant « la panthère rose ») l'occasion de brosser de le portrait d'une société du paraître, du futile, de l'émancipation paradoxale. Comment en effet traduire autrement l'intention de cette jeune femme qui, pour compenser l'absence maladive d'un frère, cherche l'indépendance en devenant une femme entretenue. Il faudra donc qu'un gigolo, écrivain talentueux mais toujours en quête de reconnaissance (un syndrome Capotien ?), évoluant comme un poisson dans l'eau du tout New York, en lève la poutre qu'il a dans l'oeil avant d'ôter la paille des yeux de la charmante gazelle. Et cela avec un félidé anonyme pour tout témoin (pas encore une panthère mais un gros matou rouquin). Mais comme rien n'est jamais simple dans ce genre d'histoire, que les cicatrices intérieures sont difficiles à cautériser, il faudra bien les deux heures du film pour permettre au jeune premier George Peppard (un de ces acteurs dont on se souvient malheureusement plus de la carrière télé que cinéma, à l'instar de Robert Wagner ou Tony Curtis pour ne citer qu'eux) de lui déclarer sa flamme. Comment ne pas succomber à une fille qui rentre chez vous par une fenêtre ouverte, juste vêtue d'un peignoir et qui vient soigner son vague-à-l'âme en partageant « en copain » un verre de whisky ? Si vous n'êtes pas encore cuit après ça, elle viendra égrener sous votre fenêtre les doux accords du « Moonriver » de Mancini, sans doute la plus belle chanson romantique de cette décennie (de toute l'histoire d'Hollywood qui sait même ?) La fluette Audrey est juste parfaite dans ce film qui lui va comme une robe fourreau (pourtant fuselée à l'intention d'une certaine Marilyn). « Elle est la grâce et la sincérité, le pur élan, l'effusion nue. » écrivait joliment Roger Tailleur dans Positif à l'époque. Glissant imperceptiblement de la comédie délirante (avec son climax passant en revue les boutiques New Yorkaises) au mélodrame sous ondée lacrymale, le scénario confié aux bons soins de George Axelrod (à qui on doit l'excellent « Manchurian candidate ») se paie le luxe de dialogues finement taillés à la mesure de sa vedette (« il doit vous falloir environ 4 secondes pour atteindre cette porte. Je vous en donne deux » dit-elle imbibée pour éconduire son soupirant). Si le diamant Audrey scintille de mille reflets charmants, la monture qui le rehausse est assurément l'œuvre d'orfèvres en la matière.

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j'ai vu Dikkenek et franchement c'est vraiment très crétin!
Après on pourra me dire que ce film est un ovni ou une comédie à part. Sincèrement, je me suis vraiment ennuyé et j'ai trouvé cela assez nul!

Mercredi 7 Janvier 2009, 12:05 GMT+2 | Retour au début

Avis radical pour un film qui ne l'est pas moins. Parfaitement idiot, "Dikkenek" l'est assurément. On peut choisir d'en rire ou être totalement affligé. Un avis qui se défend.

Mercredi 7 Janvier 2009, 13:48 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Salut les bloggeurs.
Prince,concernant:"HUNGER",je te rejoins tout à fait sur l'analyse de ce film engagé juqu'au paroxysme de la violence envers soi.Le don de son corps comme moyen d'expression et de prise de position politique.
Il est certain que ce métrage ne peut pas nous laisser sans réaction.Au delà de l'esthétisme sordide des images et la qualité de la mise en scéne,il nous laisse le temps de refléchir sur les choix de l'individu lorsqu'il est confronté à l'arbitraire absolu et les moyens de resistance qui s'offrent à lui.Tu as raison de parler de fanatisme politique.Mais c'est sans doute une réponse équivalente et à la hauteur de la coercition et du totalitarisme violents dont ces détenus sont les victimes.A l'oppression absolu se dresse le corps(ses matiéres) comme porte drapeau d'une ideologie.Mais ds le cas present on est ds le nihilisme totale et l'endoctrinement.
J'ai bcp apprécié l'économie des dialogues sur l'ensemble du film.Je pense notamment au début du métrage et la presentation de l'un des personnages.Sans un mot on devine tout de suite qui il est et cequ'il fait.La ou le réalisateur est trés fort,c'est la mise en paralléle des souffrances des 2 parties.Il ya évidemment les humiliations ,les corps meurtris et brutalisés des détenus.Mais les Matons portent aussi des stigmates physiques liés à l'utilisation de la violence.Et plus encore ,les traces indélébiles des forfaits et exactions commises.(pour certains):c'est la honte et peut -être le remord lorsqu'ils se retrounvent seuls face à leur conscience d'homme.Cette mise en miroir des atrocités commises vient hanter le maton.Même la pause cigarette du surveillant seul adossé au mûr dans la blancheur immaculée de la neige qui tombe ne peut laver les forfaits et les tourments intérieurs.Cette souffrance là est sans doute plus insidueuse et psychologiquement perturbatrice.A ce jeu, les dommages ne peuvent être que collatéraux.
L'une des scénes cruciale du film est en effet la joute oratoire entre le militant politique et l'homme d'église.Confrontation de 2 idéologies par deux individus engagés ds leurs convictions;superbe.Ultime répit(ds le déchainement de la violence) avant la surenchére de l'engagement du corps .

Mercredi 7 Janvier 2009, 23:07 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Je souscris également à ton commentaire concernant"diamants sur canapé"A .Hepburn est captivante de charme ,de grâce,de fragilité etc....Elle cherche continuellement à s'etourdir à travers une vie decousue,des rencontres ,une quête desaffectivé du bonheur.Mais que cherche -t-elle à fuir.?Certainement des blessures du passé :une souffrance qu'elle veut camoufler et dissimuler.Superbe prestation d'actrice et notre ami Peppard semble être le seul à pouvoir capter et sonder avec respect cette âme diamentée et vulnérable.
Pour conclure,je citerais cette phrase de Marcel Achard:"Si les femmes aiment les diamants,c'est peut-être parce qu'ils ressemblent à des larmes."

Mercredi 7 Janvier 2009, 23:37 GMT+2 | Retour au début

Excellent complément sur "Hunger" cher Vincimus. Tu as parfaitement raison lorsque tu évoques les nombreux silences propices à la réflexion, à une impregnation du sujet. Ce paroxysme nihiliste dont tu fais référence est en effet le fruit d'une escalade absurde, genre de défi orgueilleux entre Thatcher et les Irlandais. Bobby Sands et ses neuf compagnons de geôles qui périront à sa suite ne sauront jamais qu'ils avaient enclenché la reprise des négociations vers un lent retour au calme.

Très jolie phrase de Marcel Achard qui convient parfaitement au personnage joué par Hepburn. On dit qu'on peut soigner sa déprime en allant faisant les boutiques. Quand elle s'arrête devant la boutique de chez Tiffany's, un coissant et un café à la main, dès le plan générique, on ne devine pas encore ce que revêt ce rituel mais il a déjà à ce moment une magnifique teinte poétique. Magnifique en effet.

Jeudi 8 Janvier 2009, 08:33 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Prince,tjrs au sujet de "HUNGER",un autre aspect du film m'a semblé intéressant.C'est l'opposition entre la solidarité pour une cause politique complétement folle ds les moyens utilisés (défendue par les détenus) et la solitude angoissée de l'oppresseur voire la souffrance psychique et physique;
Plusieurs scénes sont significatives ou l'on voit le maton ds un isolement,face à lui-même ds une intropection qui frise la folie.Je pense à la scéne du debut:"il mange seul,son épouse est en retrait","il est seul adossé au mûr de la prison ;"le repas au réfectoire ou isolé de ses collégues ,il triture du papier aluminium ,tourmenté par des démons intérieurs".Il ya aussi les séquences de ses mains immergées ds l'eau chaude d'1 lavabo.
Le maton vit ds la crainte perpétuelle de l'exécution sommaire.

Jeudi 8 Janvier 2009, 13:31 GMT+2 | Retour au début

Chut ! Tu en dis trop (pour ceux qui n'ont pas vu le film).

Mc Queen s'attache surtout en effet à un gardien (mais on en voit d'autres) mais aussi à un détenu (même si on voit d'autres également au début). La souffrance est des deux côtés de la matraque en effet. C'est une guerre qui ne dit pas son nom. Mais la solidarité est aussi de mise, silencieuse certes, dans le camion qui amène l'équipe "anti-émeute"à la prison.

Jeudi 8 Janvier 2009, 18:22 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Tu as raison mon prince .Je m' emballe,je m'emballe.........Mais ce film est trés riche à différents niveaux.Je m'emballe,je m'emballe........
Concernant ,l'opus des fréres coen,d'accord avec toi.C'est ennnuyeux .Je n'ai pas pu le visionner jusqu'au bout.Mais,je suis sûr que notre camarade kaubrée qui a eu le courage (frisant l'abnégation de soi) de le voir dans son entier te fera une réponse sur le blog.

Jeudi 8 Janvier 2009, 18:40 GMT+2 | Retour au début

En même tps, pr rebondir sur dikkenek, figure toi que je me suis tapé quelques films de Max Pécas, je pense que tu vois qui c'est...
Mais le pire tâcheron en la matière, c'est Bruno Mattéi! Et là, c'est l'insulte suprême au cinéma! Rien que les titres de ces films font rêver! Allez, quelques exemples pr le plaisir: les rats de Manhattan, strike commando, virus cannibale, robowar, cannibal world ou encore robovampire!

Jeudi 8 Janvier 2009, 22:45 GMT+2 | Retour au début

J'ai eu le plaisir hilare de voir "Virus Cannibale" ; enfin, pas jusqu'au bout quand même.

Vendredi 9 Janvier 2009, 19:19 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Le film de contre espionnage est revisité avec brio par Robert de Niro avec son opus "RAISONS D'ETAT" (se référer à la revue du prince n°87)
Ce film s'égréne avec lenteur et minutie pour nous plonger ds l'univers retors,cynique,manipulateur de la Cia.Un seul mot d'ordre ou même plusieurs:le mensonge,la suspicion et une méfiance paranoiaque.
Monsieur Wilson magnifiquement interpétré par matt Damon entame un véritable sacerdoce en intégrant le milieu du contre espionnage.Il va y perdre ses idéaux ,ses valeurs et sa famille.Tel un écho idéaliste lointain qui résonne ds la phrase de sa femme :"tu pars sauver le monde",l'engagement de monsieur wilson va se faire ds l'ombre,les basses manoeuvres souterraines d'un monde opaque sans foi,sans amitié et dépourvu de confiance.Le faux semblant ,la traitrise font fonction de loi ds ce milieu dénué de conscience morale ou le héros est àla merci du chantage ou de l'echange de services au nom d'un principe de réciprocité stratégique ou geo-politique.
La mise en scéne de l'auteur s'applique avec un soin extréme à nous montrer cette plongée en eau trouble de monsieur Wilson.Les flashs-backs servent magnifiquement cette histoire d'un homme qui va être dépassé par son action et pris au piége de cette institution qui cultive le secret,la manipulation,et les moyens de pression.
A deux reprises notre héros aura la possibilité de se soustraire au systéme.Il va pêcher par ambition,et sens du devoir patriotique.C'est peut-être aussi une façon de fuir une vie familiale qu'il n'a pas choisie ou alors réparer le traumatisme de l'enfance qui l'a déjà initié malgré lui à la loi du silence et du secret.

Vendredi 9 Janvier 2009, 22:22 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

Pour rester dans le même esprit du dernier film commenté par le prince;A.hepburn fait briller de mille feux ces" vacances romaines" de W.Wyler (1953).Ce métrage aurait pu se faire l'echo d'un fait divers réel de la couronne d'Angleterre.
Ana, princesse royale (magnifiquement interpétrée par Audrey Hepburn) méne une vie regentée par le protocole et investie par un rôle de politique européenne et de représentation des interêts royaux.Tournée des capitales ,bonnes oeuvres,conférences de presse et galas s'enchainent à un rythme d'enfer ds un emploi du temps trés calibré.L'ultime étape est Rome .
N'en pouvant plus de cet univers de servitude,la belle princesse décide de fuguer de cette cage dorée pour incognito profiter des plaisirs simples de l'existence.
Elle va croiser sur sa route un journaliste(G.Peck), désargenté et avide de faire un scoop sensationnel sur la princesse.Avec son acolyte photographe (excellent second rôle Eddy Albert),ils vont entrainer la belle jeune femme ds une escapade folle et enjouée sur toute une journée.Pour la princesse;"se faire couper les cheveux,s'acheter des sandalettes,revêtir un pyjama d'homme "sont à la fois des actes de resistances contre les enseignements royaux mais des actes d'une merveilleuse simplicité.Cependant à minuit cette citrouille du bonheur et de la liberté va à nouveau se transformer en carosse protocolaire des obligations de la couronne.
Cette journée de vacances va se transformer en romance impossible mais la princesse sera devenue une femme et notre journaliste posera un regard critique sur sa profession.
La photographie en noir et blanc donne encore plus de magnificence et de classe au film.La prestation des acteurs est tellement captivante que finalement ,c'est le décor naturel de la ville de Rome qui s'adapte à leur jeu.
A.Hepburn transperce littéralement l'écran par sa grâce,sa générosité et sa spontanéité.G.Peck ne démérite pas non plus,offrant à son personnage une capacité de changement incroyable .Il passe en effet de la rudesse à la vénalité ,pour ensuite se faire plus nuancé et exprimer à travers son rôle des émotions fortes et sincéres.
Laréalisation de wyler est superbe.Il s'en dégage énormément de fluidité et il gére avec une grande efficacité les espaces sans que le rythme du métrage faiblisse.
IL incorpore ds son film des plans sans paroles ou l'expression comique des personnages ou des situations sont d'une drôlerie subtile.Il ya un peu ds cette façon de filmer des inspirations Lubitschienes.
IL ne faut pas omettre que le scénario est également estampillé du nom de Ian Hunter alias Dalton Trumbo.(auteur black-listé etdonc obligé d'utiliser des pseudonymes pour continuer à travailler ds le cinéma ds cette période de chasse aux sorciéres.)

Samedi 10 Janvier 2009, 12:10 GMT+2 | Retour au début

Belle approche de ce film du mal-aimé Wyler (encore que, il revient en grâce ces temps ci chez les cinéphiles), une sorte de "Cendrillon" à l'envers si j'ai bien compris l'esprit de ton commentaire. De chouettes vacances à bon prix semble-t-il.

Samedi 10 Janvier 2009, 15:23 GMT+2 | Retour au début

vincimus dit

L'homme de l'ouest est-il devenu une relique ou un personnage à dépoussiérer et incontrolable.David Miller avec son opus :"seuls sont les indomptés"(1962) s'emploie à rendre hommage à ce genre d'individu en voie de disparition et que la société contemporaine n'a pas su ni protéger ni comprendre.(Se référer à la revue de notre prince n° 6)
Jack burns (Kirk Douglas) est un cow-boy épris de liberté et de grands espaces.Sa philosophie :mener une vie sans contraintes et loin des vicissitudes de la société moderne.
Dés la premiére séquence du film,la solitude de l'homme est perturbée par le bruit des avions ds le ciel.Son espace vital se rétrecie comme une peau de chagrin.Il est cerné par les barbelés ;les moyens de locomotion modernes et les autoroutes.Autant d'éléments qui définissent de nouvelles frontieres et qui elles ne sont pas naturelles.
A partir du moment ou il décide de pénétrer cet univers dangereux et hostile pour retrouver l'ancienne femme aimée (Gena rowlands) et son mari incarcéré (et ami d'enfance de notre cow-boy atypique);notre héros court à sa propre perte programmée par une société policée ..Cette société qui a besoin d'identifier les individus,les ficher,les localiser,pouvoir demander des comptes,édicter des lois etc......
Jack burns a pour seule compagne sa jument ,animal au caractére sauvage et insoumis.
Notre héros cultive sa différence et ses actes sont guidés par le refus de la normalité et des régles admises.Aussi il va se faire incarcéré avec perte et fracas pour pouvoir rencontrer son ami.Il va par là même s'attirer l'inimitié d'un maton aux methodes musclées et violentes.
cependant,son ami a changé et accepte sa peine de prison par sens des responsabilités familiales mais aussi parce que cette société ne lui laisse pas d'autre alternative .Burns ne peut accepter cet asservissement et il s'échappe.Il s'ensuit une chasse à l'homme dont l'inéluctable destinée prend la forme d'un suicide du fait de l'entêtement du héros..La course poursuite est menée par un flic inspiré qui posséde le flair du renard du désert.c'est le shérif johnson incarné par l'excellent Walter Matthau à la personnalité taciturne mais opiniatre.Derriére sa carapace,c'est un contemplatif et un humaniste qui se montre finalement plus attentif aux hommes qu'a leurs machines(cf ;l'échange avec le général colérique davantage préoccupé par le coût de l'hélico crasché que du sort de ses propres hommes.)
Les scénes ds la montagne sont magnifiquement filmées et douglas realise une prestation d'acteur trés physique.Son obstination et sa ténacité forcent le respect.Une séquence est partculiérement impressionnante lorsqu'il est filmé en contre plongée alors qu'il aide sa jument à gravir les côteaux abrupts de la montagne.D'ailleurs sa relation avec l'animal est superbement rendue.
Le traitement en noir et blanc procure au film un esthétisme raffiné.
Finalement miller rend un hommage picturale au cow-boy du farwest ancien à l'image d'un superbe plan séquence ou sa caméra louvoie ds les ruines d'une vielle baraque en ruine ou aprés l'envole des oiseaux ,celle-ci s'arrete en plan fixe sur l'encadrement d'une fenêtre ou l'on aperçoit notre héros chevauchant sa monture.Génial.
Nous retrouvons l'excellent Dalton Trumbo au scénar qui contribue aussi à donner ses lettres de noblesse à ce métrage.
PS mon prince:lors d'un récent échange sur cet opus ,le lien que tu faisait avec un autre héros déchu et indésirable pour la société civile était tout à fait pertinent.Aussi,je te laisse developper cet aspect ds ta réponse.

Samedi 10 Janvier 2009, 19:42 GMT+2 | Retour au début

Comme tu le soulignes dans on commentaire, le personnage joué par Douglas est un prolongement contemporain du cow-boy sans attache du film de Vidor "l'homme qui n'a pas d'étoile" (revue n°92). Kirk Douglas en parle largement dans ses mémoires, tout en se passant évidemment la brosse à reluire : "Récemment un jeune admirateur m'a déclaré : lonely are the brave est mon film préféré. Vous y étiez extraordinaire. - Merci, dis-je modestement. Je le pense aussi.

Mais Douglas ajoute tout de même ensuite : "seuls sont les indomptés est mon film préféré. Le thème de l'individu broyé par la société me fascine."

Pour d'autres analogies j'invite chaque bloggeur à la relecture de la revue n°6.

Samedi 10 Janvier 2009, 21:04 GMT+2 | Retour au début

Moi aussi, c'était de la bonne Virus Cannibale mais j'ai tenu jusqu'au bout! Peut-on attribuer une note à cet ovni du cinéma?

Dimanche 11 Janvier 2009, 16:37 GMT+2 | Retour au début

Vlad dit

Coucou,

Un passage rapide sur ton blog pour te remercier une nouvelle fois d'avoir voté aux Alberts 2008 et pour te dire que j'ai publié sur mon blog le palmarès ;-)

A bientôt,
Vlad

Dimanche 11 Janvier 2009, 18:37 GMT+2 | Retour au début

Vlad dit

Merci pour le commentaire. Je suis ravi de voir que le palmarès te plaise. Pour gomorra j'avoue ne pas l'avoir nominé car je ne l'ai pas vu et ca m'embetait un peu en revanche, j'ai pas vu "philosophy of knife" (au vu de ton com' je suppose que tu l'as vu en entier - t'as du courage 4 heures quand même) mais c'est vrai qu'après avoir vu la bande annonce de ce film je me demande ce qui a pu plaire. Est il intéréssant ? Je le verrai peut etre un jour mais la bande annonce m'as plutot repoussé qu'autre chose lol

Vlad

Dimanche 11 Janvier 2009, 22:32 GMT+2 | Retour au début

kaubree dit

hello, juste une petite info, pour ceux qui voudraient se faire la trilogie des Spider-man à moindre frêt(5,99) et sans bonus, télé -star ou télé-loisir vont se faire la trilogie,j'attendrai la 3ème semaine afin d'acquérir le dernier volet (bien que dans la revue n° 11 j'annonçais me contenter des 2 premiers!).
hier soir juste avant de m'endormir j'ai eu le temps de voir le nom de Bret Ratner apparaître au générique de "Dragon Rouge"(je comprends mieux pourquoi je n'ai pas aimé),vulgaire pâle copie et de moindre intérêt du "Manhunter" de Mickael Mann où Hannibal Lecter fait sa première apparition cinématographique en 1986 (mais même production de Dino de Laurentiis pour les 2 films mais très mauvais choix pour la seconde réalisation)).

Lundi 12 Janvier 2009, 11:26 GMT+2 | Retour au début

thegaliceman dit

Salut!
-Ladykillers est effectivement le pire film des Coen, le seul que l'on peut considérer nul surtout si on le compare au bijou d'humour noir qu'était le film de MacKendrick avec Guinness et Peter Sellers. Le film british était un maître étalon des comédies des studios Ealing. Indispensable! La mamie était craquante et semblait beaucoup plus
fragile que la big mamma des frères Coen. Cette faiblesse de la mamie rendait l'ensemble hilarant (il faut avoir vu Herbert Lom rêvant d'assassiner "mamie nova").

-"diamants sur canapé" est un film charmant mais que je n'ai jamais adoré. Le personnage de Japonais joué comme un pied par Rooney est trop énervant par contre le film est classe dans sa forme, Hepburn est mimi et la musique de Mancini est effectivement magnifique (je conseille les versions de "moonriver" de Sinatra et de Martin pour les amateurs de crooners).
Sinon, autant je suis d'accord qu'on ait souvent oublié les rôles excellents de Peppard et Wagner au ciné, autant Curtis est un acteur dont les rôles au ciné ont autant marqué sinon plus que sa prestation dans "amicalement vôtre".

-J'ai également un avis similaire pour "vacances romaines" comme le fil d'Edwards l'ensemble est charmant mais je trouve le film assez conventionnel. Les décors Romains et l'interprétation font que le film se regarde bien mais cette histoire de princesse qui a des états d'âme ne m'a pas trop "transporté". Une scène culte par contre : l'impro de la scène de la "bocca della verita". Cette plaque d'égoût antique exposée à l'entrée d'une église en forme de visage est supposée dévorer la main des "menteurs". Peck (avec l'accord de Wyler) avit prévu de faire une salle blague à Audrey Hepburn en poussant un cri au moment d'introduire la main. Surprise, la petite tombe à fond dans le panneau et Hepburn se met à hurler puis à rigoler. Cette blagounette de gosse enregistrée pour l'éternité est le meilleur moment du film, un instant inoubliable de spontanéité dans un joli film trop bien "huilé".
Dans le genre "comédie racontant les errements d'une milliardaire accompagnée par un journaliste cynique", je préfère "New York -Miami" de Capra (plus rapide, plus drôle).

PS : le couple de "chut, chut chère charlotte" c'est Davis et De Havilland (film que je recommande vivement presque aussi bien que "Baby Jane")

Lundi 12 Janvier 2009, 19:06 GMT+2 | Retour au début

thegaliceman dit

Hasard de la programmation, j'ai également vu un film de Wyler «la lettre» avec Bette Davis. L'histoire se déroule dans une plantation de Singapour à l'époque coloniale, un travelling nous fait visiter les logements des ouvriers pour après nous amener au porche d'une majestueuse maison coloniale d'où surgit Bette Davis, le regard halluciné et qui une arme à la main crible de balles un homme s'effondrant dans les escaliers. Début extraordinaire pour un film qui commence comme un Hitchcock pour finir en mélo flamboyant. Encore une fois, Wyler arrive à tirer le meilleur de ses interprètes : Davis que son autoritarisme a su dompter et qui prouve qu'elle est de loin la plus grande, Herbert Marshall qui joue parfaitement l'homme digne qui protège coûte que coûte son épouse. Marshall, oublié aujourd'hui, mais qui était un acteur merveilleux jouant avec les plus grands de Vidor à Hitchcok en passant par Lubitsch. A noter que Marshall a fait sa carrière avec une seule jambe (il avait perdu une jambe lors de la première guerre mondiale).

-«Le dernier roi d'Ecosse» m'a également plu. Le réalisateur ,qui avait réalisé un excellent doc sur Klaus Barbie, réussit et ce n'est pas une surprise à nous plonger dans la violence d'une dictature Africaine dominée par un leader charismatique mais sanguinaire. Forest Whitaker en Amin Dada mérite évidemment son oscar, il joue parfaitement un personnage à la fois fou et séducteur qui réussit à hypnotiser un jeune médecin Ecossais. Le seul problème du film, c'est ce personnage du médecin qui est pourtant intéressant mais qui est inventé. Or inventer un personnage de médecin personnel ,en plus pseudo-ministre de Dada, diminue selon moi le côté véridique du film et contredit ses ambitions réalistes. A cause de cette invention scénaristique on se sent un peu blousé par le réalisateur qui joue un peu avec l'histoire. Pour attirer le public et rendre accessible l'histoire d'Amin Dada, le réalisateur a choisi de privilégier le point de vue d'un occidental.Bon ,pourquoi pas, mais le film aurait sûrement gagné à être centré uniquement sur le personnage de Dada, assez riche pour faire dix films. Cette critique n'enlève rien à la qualité du film que je recommande.

-«Michael Clayton» est par contre moins réussi. Le film qui raconte les doutes d'un avocat (excellent Clooney qui joue tout en nuance et sans excès) qui hésite entre le soutien à un ami qui veut révéler un scandale sanitaire au sein d'une grosse entreprise de produits chimiques ou la fidélité à cette même entreprise qui l'a engagé. Le scénar est alléchant, on espère voir un nouveau «révélation», une nouvelle attaque contre la «world company». Or rien de cela; la première heure est un bordel, on y comprend que dalle (Qui fait quoi? Qui est qui? Qui suis-je? Où vais-je? Dans quelle «étagère»?). Ouf! La deuxième heure finit par éclaircir le propos, en plus il y a des minuscules scènes d'action qui nous gardent éveiller. La présence de Pollack dans un de ses derniers rôles montre bien que le réalisateur cherche une filiation avec les thrillers politiques paranoïaques des seventies («les trois jours du condor», «les hommes du président»...), mais le film n'arrive pas à leur cheville. Pas nul mais bien long.

-«Les cowboys» de Mark Ridell que je n'avais pas vu depuis des années. Je n'ai pas été déçu par ce beau film qui raconte l'apprentissage à la dure vie de cowboys de quelques gosses auprès d'un vieux briscard joué par John Wayne dans un de ses derniers grands rôles. C'est drôle on pense parfois à la «guerre des boutons», c'est sombre et tragique comme certains moments du «convoi de femmes». C'est l'histoire éternelle de l'apprentissage de la vie, de gamins qui face à l'adversité deviennent des adultes. La photo de Surtees (le chef-op de «Lenny» et des westerns d'Eastwood dont «L'homme des hautes plaines» ou «Josey Wales») est comme d'hab un plaisir pour les yeux. En plus, il y a Bruce Dern qui joue très bien les pourritures.

-«Je suis un cyborg» de Park chan Wook est la déception de la semaine. Après avoir réalisé une fantastique trilogie sur la vengeance, l'esthète Coréen a voulu respirer en nous offrant une comédie romantique délirante et pseudo-poétique. On retrouve quand même le thème de l'enfermement cher à l'auteur. Le film raconte les délires dans un hôpital psychiatrique d'une femme qui croit être un «cyborg» et qui souhaite rendre le dentier à sa mamie elle même internée dans autre hôpital. Elle fait la rencontre d'un autre patient que croit avoir un don : celui de remplacer son esprit avec n'importe qui. Commence alors une belle histoire d'amour. Le film est une sorte d'Amélie Poulain qui se serait retrouvée dans l'hôpital de «vol au dessus d'un nid de coucou».Bien sûr, il n'y a rien à comprendre dans ce film, le réalisateur semble nous dire au spectateur de se laisser embarquer par les images, sans trop réfléchir. Le problème c'est que le film ne nous emmène pas loin. Alors oui, il y a quelques bonnes idées (la grosse qui croit être un aéroplane, la «cyborg» qui pense descendre les médecins avec ses doigts-mitrailletes,...) mais si on enlève cette belle mise en image qui caractérise son auteur, que reste-t-il? Pas grand chose faute d'un vrai scénario. Park Chan Wook s'est selon moi planté ou s'est foutu de nous. On attend donc avec impatience son prochain film pour voir ce qu'il nous prépare. En espérant que ça saignera plus.

Lundi 12 Janvier 2009, 19:10 GMT+2 | Retour au début

100 % d'ac avec miss Kaubree ! J'invite tous les fans de "Ruch hour" à venir manifester pour défendre l'honneur de Brett Ratner injustement sali dans ces colonnes. De notre côté, on prépare la réplique.

Lundi 12 Janvier 2009, 19:53 GMT+2 | Retour au début

Mea culpa, le détail n'aura pas échappé au crible inquisiteur du Galiceman : Davis/Crawford c'est dans "baby Jane" et Davis/De Havilland dans "Charlotte".

Lundi 12 Janvier 2009, 19:59 GMT+2 | Retour au début

J'ai un avis plus mitigé que toi sur "le dernier roi d'Ecosse" (voir revue n°3), vu en salle à l'époque.

Je constate que Wyler a trouvé son apologiste. Wyler, était sans doute le réalisateur qui assurait aux studios leur quota d'handicapés : un unijambiste ici, un homme sans main dans "best years of our lives". Le nouveau Tod Browning ?

Lundi 12 Janvier 2009, 20:12 GMT+2 | Retour au début

kaubree dit

quelqu'un a-t-il vu le dernier Soderberg avec Beni"che" Del Toro?

Lundi 12 Janvier 2009, 20:50 GMT+2 | Retour au début

thegaliceman dit

Tu recevras 100 coups de fouet pour ta faute!
Bon je m'écrase car de mon côté j'ai fait pire en écrivant " John Houston" à la place de " John Huston"!
Sinon, je suis pour l'apologie de Wyler en sachant que je n'ai pas encore vu la "vipère" avec Davis qui semble génial.
A noter la mort de la "moitié du ciné Français à lui tout seul" c'est à dire Claude Berri. Le film indispensable du monsieur cinéma : "le vieil homme et l'enfant"

Lundi 12 Janvier 2009, 23:05 GMT+2 | Retour au début

thegaliceman dit

Encore un bug dans la transmission du message! Désolé! Sinon j'ai relu ta critique sur le dernier roi d'Ecosse, on n'a pas un avis totalement différent. Sauf que suivre le blanc-bec n'est pas pour moi une si bonne idée, sinon d'accord pour trouver les intermèdes sentimentaux un peu vains.
Je vois que tu as été un peu troublé par le mélange des genres du film qui fausse son message : entre souci documentaire et inventions scénaristiques le film se perd un peu. Mais l'ensemble reste selon moi efficace.

Lundi 12 Janvier 2009, 23:12 GMT+2 | Retour au début

Berri "la moitié du ciné français" ? Quelle est l'autre moitié ? Je te suis sur le film avec Michel Simon mais "Tchao Pantin" c'est pas non plus... Tiens j'aime encore mieux "Jean de FLorette".

Mardi 13 Janvier 2009, 19:04 GMT+2 | Retour au début

kaubree dit

attention, attention!!!! je viens de lire que Brett Ratner va revisiter "Conan", c'est annoncé pour 2010! affaire à ne pas suivre!

Mardi 13 Janvier 2009, 19:15 GMT+2 | Retour au début

hpl dit

Il va falloir créer 3 sections sur ce blog pour s'y retrouver : réactions aux critiques du prince sur les films qu'il a vus cette semaine, nos propres avis sur les films vus par nous cette semaine, autres commentaires et news

De mon côté, j'ai attaqué hier soir le 1er opus de Mesrine et je suis, comment dire, assez mitigé pour le moment. Le découpage du film est excellent (timing, choix des plans, même l'usage du split screen passe plutôt bien, notamment dans le très bon générique d'ouverture), de même que les acteurs (cela faisait longtemps que le gros Gégé n'avait pas trouvé un rôle à sa mesure). En revanche, j'ai du mal à adhérer au personnage et à son tempérament violent qui apparaît comme peu justifié. Bien entendu, il s'agit d'un biopic et pas d'une étude sociologique, mais quand même. N'a-t-on à faire qu'à une brute épaisse raciste et sans coeur ? Est-ce en partie dû à la personnalité de Cassel, qui me semble dans tous ses films jouer "la caillera" ? J'espère de tout coeur que la suite apportera des réponses, ou peut être insistera sur le côté rédemption de certains actes. Pour le moment, j'ai du mal avec tous ces actes gratuits qui me semblent peu apporter, à part un étalage de violence continu. Et je trouve que Richet ne s'attarde pas assez sur les tentatives de Mesrine de revenir à une vie normale (le mariage, le passage en entreprise, les chantiers au Canada). Peut-on simplement justifier à chaque fois son retour au crime par cet "instinct de mort" titrant ce premier opus ? J'ai aussi trouvé seez ridicule la scène du raid sur la prison, même s'il fait partie de l'histoire. Là encore, on ne voit pas trop ce qui les pousse à faire cet acte dangereux et stupide : l'honneur (la parole donnée), la bêtise, un plan mal préparé, un sentiment de supériorité,... ? Bref, un peu plus de réflexion que diable ! Mais j'attends la suite pour un verdict définitif.

Mardi 13 Janvier 2009, 19:57 GMT+2 | Retour au début

"Mesrine" n'a je pense pas vocation à réfléchir sur les motivations intimes de ce monstre du fait divers. Pourquoi il attaque le QHS ? parce que ça s'est passé, et sûrement pas comme le montre Richet. Parce que ce Mesrine est un incorrigible orgueilleux impulsif, pétri de contradictions (et je ne te rassurerai pas en te disant que ça ne s'arrange pas dans la seconde partie) qui ne conçoit sa vie qu'en jouant les trompe-la-mort. Surtout parce que ça donne l'occasion d'un scène de fusillade intense (même tapissée en permanence d'une bande son ronflante).

L'étalage de violence dont le film se fait complice n'est d'ailleurs, dans ce premier segment, que le relais des écrits de Mesrine, sans doute la plupart complètement farfelus (de l'avis même de certains qui l'ont bien connu), puisqu'il n'a été convaincu d'aucun homicide.

Pas grave. On sait bien que les meilleurs biopic de brigands sont ceux qui arrangent la vérité pour qu'elle devienne plus cinématographique. Mesrine n'est pas tant un biopic documenté et scrupuleux de réalisme qu'un bon film de gangster comme savaient en faire les américains lorsqu'ils déliraient sur les agissements d'un Capone ou d'un Barrow (plus proche de Mesrine dans l'auto destruction). Et Cassel n'est pas moins bon que Cagney dans l'autre "Public Enemy", celui de Wellman.

Mardi 13 Janvier 2009, 20:53 GMT+2 | Retour au début

thegaliceman dit

La moitié du ciné français comme producteur sinon c'est vrai que ce n'était pas un immense réalisateur.

Mardi 13 Janvier 2009, 21:52 GMT+2 | Retour au début

Déjà que la chronique sur Hunger est ultra-aboutie, avec les commentaires de Vincimus, c'est le panard ! Il n'y a plus rien à analyser, tout est décortiqué. Un superbe film qui va de plus en plus loin dans son incarnation de la lutte, et intelligent dans bien des choix. De magnifiques performances d'acteurs, il va falloir que je récupère Hunger en dvd le plus rapidement possible. Excellente analyse, vraiment tous les angles sont là.
Sur Sweeney Todd par contre, tu sembles être moins prolixe, une moyenne adhérence ? Pour ma part, c'est un sursaut dans la filmo de Burton que j'ai grandement apprécié, si le côté comédie musical est parfois un poil agaçant, j'adore la noirceur distillée tout au long du film, et pour une fois que le Johnny joue autre chose qu'un cabotin, ça change (même si il reste toujours le taré du film). Et Alan Rickman, quelle classe en méchant (d'ailleurs nanti d'une profondeur modérée, car conscient de sa cruauté, et dont le cabotinage ne craque jamais...).

Vendredi 23 Novembre 2012, 21:56 GMT+2 | Retour au début

Merci pour l'analyse de "Hunger".

Concernant "Sweeney Todd", mon adhésion n'est pas moyenne, elle est totale. Je suis entièrement d'accord avec sur ce sursaut tant attendu de Burton qui s'échappe un instant de son folklore traditionnel pour investir non sans talent une histoire profondément sombre et sanglante.

En fait cet article n'est qu'un retour sur le film, écrit à une époque où je trouvais le temps de revenir sur des films déjà chroniqués (il faut aller lire le premier au bout de ce lien : http://princecranoir.mabulle.com/index.php/2008/02/20/120055-ma-revue-de-cinema-n52 ). Je passe tellement de temps aujourd'hui gratter mes chroniques que j'ai du mal à ajouter des choses sur les précédents.

C'est pas tout ça, mais j'ai un article à écrire justement...

Samedi 24 Novembre 2012, 08:02 GMT+2 | Retour au début